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Salariés de la Sécu, tous dans l’action, avec cette classification, ils se moquent de nous

mercredi 3 décembre 2014, par Lolo

Travailler à défendre les intérêts des salariés de la Sécurité sociale pose la question d’avoir une analyse lucide de la situation sociale et politique.

Aujourd’hui, la politique clairement assumée du gouvernement vise à répondre aux seules exigences patronales. Après avoir, au début du quinquennat, fait semblant de remettre la retraite à 60 ans, nous avons droit à une série de pactes et d’accords tous aussi catastrophiques les uns que les autres.

Du pacte de compétitivité, issu du rapport Gallois, au crédit d’impôt pour la compétitivité pour l’emploi, du pacte de responsabilité à celui de solidarité et les 50 milliards de cadeaux au patronat, sans oublier le pacte de stabilité imposé par l’Union Européenne, le pouvoir en place n’en finit plus de pactiser avec le Medef trop heureux de bénéficier de ce pactole engrangé sur le dos des salariés.

Le même Medef, qui n’en n’a jamais assez, se lance dans une véritable campagne revendicative : seuils sociaux, travail du dimanche, durée légale du travail, dérogation au SMIC, hiérarchie des normes… autant de remise en cause de nos droits sociaux.

Personne n’est dupe, l’objectif n’est pas de « créer » de l’emploi. Le seul, l’unique objectif c’est l’extension du marché… Faire du fric encore et toujours, sur le dos des salariés ou en le volant aux cotisants pour se le partager entre quelques uns : 80% des actions sont détenues par 5% des actionnaires.

Chers Camarades nous sommes en guerre sociale.
Ces gens-là nous font la guerre…

Évidemment tout cela a des conséquences dramatiques dans notre profession où nos Dirigeants suivent l’exemple donné plus haut et nous servent ou plutôt nous matraquent du « le contexte est contraint », « on ne peut pas faire autrement » ou « ce n’est pas moi, c’est la tutelle ».

A la Sécu après avoir perdu près de 20000 emplois en 10 ans, les COG qui viennent d’être signées en prévoient 8800 supplémentaire d’ici 2017. On « négocie », enfin on essaie, pendant 18 mois une classification qui se résume à quelques mesurettes d’un montant de 0,8% de la masse salariale financées de surcroit grâce au gel de la valeur du point depuis 2010 et jusqu’à 2017 !!!

Comble du mépris on apprend que les exécutions budgétaires des frais de personnel se montent en moyenne à 97,5%, et que la RMPP pourrait être potentiellement fixée à 1,65%, un taux historiquement bas !

C’est un véritable plan social, un plan de milliers de suppressions d’emplois qui se met en place dans l’Institution. Cette politique d’austérité, identique pour l’ensemble des branches, est à brève échéance source de danger pour les missions et le devenir de notre Sécurité sociale, c’est à terme son existence même qui est menacée. Surtout, lorsque l’on connaît le programme dit de « rénovation sociale » du Medef et ses propositions en matière de financement de l’Assurance maladie et de santé qui prévoit 10 milliards supplémentaires d’économies.

Défendre les droits des salariés de la Sécurité sociale, c’est défendre la Sécurité sociale !

C’est pour ces raisons que nous nous opposons au pacte de responsabilité, que nous en exigeons le retrait et que nous demandons la fin, sans aucune contrepartie, de l’ensemble des exonérations de cotisations sociales qui n’ont aucune efficacité sur l’emploi et plombent les comptes de notre Protection sociale !

C’est pour ces raisons que nous sommes fermement opposés à la fiscalisation et à la fin du salaire socialisé, fermement opposés à la fusion de la CSG et de l’impôt sur le revenu comme au prélèvement de l’impôt à la source.

Nous sommes viscéralement attachés au financement de la Sécurité sociale par le salaire socialisé. L’entreprise est un lieu de production des richesses : les profits et la plus-value doivent être soumis à cotisations sociales.

Chers camarades, nous sommes dans une période de résistance,
de résistance contre ceux qui veulent casser la Sécu !
Cette résistance doit s’organiser autour d’un syndicalisme porteur d’alternatives, un syndicalisme de lutte de classe et de masse.

Nous sommes devant un impératif : il nous faut redonner la priorité à une lutte qui doit nous trouver unis devant les attaques les plus dures qui nous sont infligées à une heure où c’est ni plus ni moins l’avenir même de notre Sécurité sociale qui est hypothéquée.

Faire front commun à l’heure où d’autres syndicats ont abdiqué et ont décidé d’accompagner des politiques qui étranglent les peuples et asservissent toujours plus les salariés.

Faire front commun pendant que le patronat détricote notre droit social et que les actionnaires se gavent sans même ne plus avoir la décence de s’en cacher.

Chers camarades, il est possible autour de revendications communes, d’engager une campagne de syndicalisation et d’action dans notre profession.

- Augmentation de la valeur du point,
- une véritable classification pour tous les salariés
- arrêt des suppressions d’emplois,
- embauche en CDI,
- défense de la CCN.

Comme le 18 mars et le 16 octobre
Avec la CGT, pour défendre la SECU et son personnel
Ensemble pour être plus fort