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Famille recomposée et Grands parents

23 octobre 2013, par Lolo

9 % des familles sont recomposées, indique l’Insee.
Dans près de huit cas sur dix, l’enfant réside principalement chez sa mère.

Un enfant sur dix vit dans une famille recomposée

La vie de famille est loin d’être la même pour tous les enfants. En France, près d’un sur trois (29 %) grandit hors du moule familial traditionnel, celui de ses seuls géniteurs. Aujourd’hui, sur 13,7 millions de mineurs, 2,5 millions sont élevés dans une famille monoparentale, tandis que 1,5 million, soit 11 % du total, se construisent dans une famille recomposée où ils sont amenés à vivre des situations très diverses, révèle ce matin l’Insee .

Premier distinguo, celui des enfants dans des familles avec beau-père ou belle-mère. Avec 940.000 « têtes blondes » concernées, c’est le schéma le plus courant. Autre cas de figure, celui des foyers recomposés où les parents font partager le quotidien de leur progéniture avec celui de demi-frères ou de demi-sœurs, concernent 530.000 enfants. Dernière catégorie, celle des enfants qui cohabitent avec des « quasi-frères » ou « quasi-sœurs », nés d’une précédente union de leur beau-parent. Ils sont 100.000 dans ce cas.

Le taux d’enfant vivant dans ces foyers recomposés tend à augmenter avec l’âge. Il est de 8 % chez les moins de 4 ans contre 13 % chez les 11-14 ans. Dans 85 % des cas, les enfants qui vivent avec leurs deux parents en famille recomposée, sont des « tout petits » (de 0 à 3 ans). Leurs géniteurs sont un peu plus âgés que la moyenne (deux ans de plus que ceux d’une famille traditionnelle). Enfin, l’écart d’âge avec les enfants issus d’un « premier berceau » est important. L’étude de l’Insee le chiffre en moyenne à 6 ans.

Situations fluctuantes

Dans pratiquement 8 cas sur 10 (79 %), les enfants qui vivent avec un beau-parent résident avec leur mère. Pas loin des deux tiers (60 %) le font de façon quasi exclusive, c’est-à-dire sans séjour régulier chez leur père. A l’inverse, la résidence principale est presque uniquement paternelle chez 12 % d’entre eux.

Les frontières avec les familles « traditionnelles » ne sont pas étanches. Parmi les 9,8 millions d’enfants vivant sous ce régime, 140.000 le font une petite partie de leur temps avec des demi-frères ou des demi-sœurs de passage dans leur logement.

La ligne de séparation entre famille recomposée et famille monoparentale, elle aussi, n’est pas toujours nette. C’est le cas lorsqu’un parent élevant seul son enfant forme un couple avec un conjoint sans pour autant partager son domicile. Pour 130.000 enfants de familles monoparentales, ce conjoint n’est pas le parent de tous les enfants du logement, précise l’étude. Il ne faut pas mésestimer le rôle de celui-ci : « Même si ce conjoint conserve son propre logement, il se peut qu’il passe une partie du temps avec ses beaux-enfants, qu’il participe à leur garde, voire à leur éducation, modifiant ainsi les rapports existant entre les différents membres de la famille », considère l’Insee.

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15 millions de grands-parents

En 2011, 8,9 millions de grand-mères et 6,2 millions de grands-pères, soit 15,1 millions de grands-parents vivent en France métropolitaine. Parmi les personnes âgées de 75 ans ou plus, une sur cinq n’est pas devenue grand-parent, soit parce qu’elle n’a pas eu d’enfant (14 %), soit parce que ses enfants n’en ont pas eu (6 %). Les personnes qui ont eu plusieurs enfants sont toutefois pratiquement assurées d’être grands-parents. Les femmes deviennent grand-mères à 54 ans en moyenne et les hommes grands-pères à 56 ans. Après 75 ans les grands-parents ont en moyenne 5,2 petits-enfants. Le Nord - Pas-de-Calais et la Lorraine sont les régions qui comptent le plus de grands-parents parmi les 75 ans ou plus (85 %), tandis que l’Île-de-France est celle qui en compte le moins (75 %). Plus on a de frères et sœurs, plus on a d’enfants puis de petits-enfants. Enfin, les petits-enfants connaissent plus souvent leurs grand-mères que leurs grand-pères, et plus souvent leurs grands-parents maternels que paternels.

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