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capacités des Français à maîtriser des informations écrites ou chiffrées

23 octobre 2013, par Lolo

Selon une enquête de l’OCDE, les performances françaises des adultes dans le domaine de l’écrit et des chiffres sont bien plus faibles que dans la plupart des pays développés. Les résultats sont néanmoins meilleurs en France chez les plus jeunes.

Selon l’OCDE, en France, 22 % des personnes âgées de 16 à 65 ans ont des compétences jugées faibles dans le domaine de l’écrit et 28 % dans celui des chiffres.

Les capacités des Français à maîtriser des informations écrites ou chiffrées ne sont pas bonnes du tout. C’est ce que révèle une enquête internationale conduite entre 2011 et 2012 dans 24 pays de l’OCDE sur les compétences des adultes en la matière (Programme for the international assessment of adult competencies ou PIACC), et publiée ce mardi.
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Sur les 24 pays de l’OCDE qui ont participé à l’étude, la France figure en bas de classement, avec 22 % des personnes âgées de 16 à 65 ans ayant des compétences jugées faibles dans le domaine de l’écrit et 28 % dans celui des chiffres. Autant de personnes qui ont ainsi du mal à trouver une information précise dans un texte court portant sur des sujets familiers et qui ont des difficultés à compter, classer ou faire des calculs simples avec des nombres entiers ou de l’argent. On est loin de la moyenne des 24 pays interrogés, où les proportions sont de 15,5 % (pour l’écrit) et de 19 % (pour les chiffres).

Deux spécificités françaises

Avec ces mauvais résultats, la France se situe à la 22e place sur les 24 pays étudiés pour l’écrit, et à la 21e position pour les chiffres. Seules l’Italie (27,7 %) et l’Espagne (27,5 %) ont des proportions plus importantes d’adultes ayant un faible niveau dans le domaine de l’écrit, notent les auteurs de l’étude. A l’opposé, le Japon n’a que 4,9 % des adultes classés dans les catégories faibles. La Finlande et les Pays-Bas figurent, comme le Japon, en haut de tableau, avec des scores élevés.

Pourquoi les performances sont-elles plus faibles en France qu’ailleurs ? L’étude note deux spécificités françaises. Les mauvais résultats tiennent d’abord aux adultes dont aucun des parents n’a fait d’études supérieures. Les résultats des Français dont au moins un des parents a fait des études supérieures se situent au contraire dans la moyenne de l’OCDE.

Autre particularité française : les différences y sont plus marquées qu’ailleurs en fonction du niveau de formation. Les adultes qui n’ont pas terminé le deuxième cycle de l’enseignement secondaire se situent 14 points en dessous de la moyenne OCDE, alors que ceux qui sont diplômés de l’enseignement supérieur sont très proches de cette moyenne.

Les jeunes, bien meilleurs

Dans ce tableau noir, la lueur d’espoir vient des plus jeunes, qui obtiennent des scores plus élevés qu’ailleurs. Les 25-34 ans ont « davantage de facilité, en moyenne, pour tirer parti des informations écrites ou chiffrées », indique l’étude. Une situation qui prévaut dans la plupart des pays, mais en France l’écart avec les personnes plus âgées est plus marqué qu’ailleurs. Le score moyen de ces jeunes est supérieur à celui des 55-65 ans, qu’il s’agisse de lire et écrire (+36 points) ou de compter (+35 points).

« Les 25-34 ans sont moins souvent présents dans les groupes de compétence les plus faibles », selon les auteurs de l’étude. Ces derniers concluent même que, « par rapport aux autres pays, la France se classe un peu mieux pour ses jeunes adultes : les 16-24 ans occupent la 19e place dans le domaine de l’écrit, et la 16e dans le domaine des chiffres ». De quoi peut-être permettre à la France, d’ici quelques années, de se classer un peu mieux qu’aujourd’hui.

(1) En France, l’évaluation a été réalisée entre septembre et novembre 2012, auprès de 7.000 adultes âgés de 16 à 65 ans.