VIRAGE HUMAIN

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Intervention - journée spécial A. Croizat

5 décembre 2012, par Lolo

Salarié de la sécurité sociale, c’est empreint de l’histoire abordée ce matin que nous vivons nous, militants CGT, comme une force de travailler à la Sécu dans un organisme de protection sociale au service de tous.

Mais nous vivons aussi de l’intérieur les décisions revanchardes du patronat et des gouvernements libéraux de droite, comme de gauche, contre l’héritage d’Ambroise Croizat qui sut lier le politique au syndicalisme.

Attaque notamment sur les moyens humains et financiers qui nous empêche
de bien faire notre travail et de rendre un service public de qualité :

J’en veux pour preuve les files d’attentes importantes devant les CAF, mais aussi les fermetures d’accueils et vous renvoie au mouvement des CAF le 22 novembre dernier à Marseille.

Ces attaques se font sur plusieurs fronts :
- Notamment contre les assurés et allocataires : les franchises médicales, les
déremboursements, la diminution des minima sociaux qui aggrave l’augmentation de la pauvreté, la stigmatisation des allocataires et assurés
considérés comme des fraudeurs potentiels.
- Mais aussi les attaques sans précédent de l’intérieur de la casse de
l’organisation de la sécurité sociale et de toute la protection sociale en
général, par le biais des restructurations, des fermetures de centres et de la
disparition des caisses de pleines entités, remontées sur la région.

L’éloignement de la proximité décisionnelle qui faisait hier la force de la Sécu en fait aujourd’hui sa faiblesse.

Grâce à la mise en place du plan Juppé de 1995, instaurant entre autre les Contrats d’Objectif et de Gestion, contractualisant entre les caisses nationales et le gouvernement les suppressions d’emplois, les restrictions budgétaires, les suppressions d’organismes de pleins droits, le gouvernement Sarkoziste a tapé très fort pendant 5 ans :

J’en veux pour exemple ce qui ce passe dans le Recouvrement ou en 6 ans nous passerons de 105 URSSAF à 22 URSSAF Régionales au nom de la logique comptable de diminution des coûts et du remaillage territorial.

Ce qui est proposé aux administrateurs comme faisable techniquement et
souhaitable pour une meilleur gestion ne sont en fait que des choix très politiques et « revanchards » de casse de la sécurité sociale de l’intérieur.

S’attaquer ainsi au réseau du recouvrement qui, rappelons-le, est la banque de la sécurité sociale, ses ressources 1 fois et demi supérieures au budget de
l’Etat, c’est s’attaquer de plein fouet au financement de la Sécu et de la
protection sociale en général.

Et nous avons rappelé tout au long de cette journée l’importance du financement et le risque de privatisation et/ou d’Etatisation.

Puisque le militantisme c’est l’art de la répétition, rappelons nos propositions :
- Contre le risque de privatisation et/ou d’Etatisation, il nous faut nous
réapproprier la gestion de la sécu en rétablissant les élections des
administrateurs et le refus du paritarisme,
- L’augmentation immédiate des salaires(bon pour les ménages, l’économie et la protection sociale),
- Le plein emploi et l’arrêt des licenciements boursiers,
- Stopper toutes les exonérations des cotisations,
- Réaffirmer le financement sur la base des cotisations assises sur la richesse crée,
- Réinvestir une Sécu de proximité, et un service public de qualité (moyens
humains et financiers).

Lyon, le 5 décembre 2012