VIRAGE HUMAIN

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Intervention au CFN

14 février 2013, par Lolo

Le 50ème congrès devait être un congrès très politique qui entérinait les chantiers du 49ème avec un document ambitieux et offensif quand à notre structuration.

Force est de constater que le document d’orientation du 50ème fait à la hâte, est très édulcoré, de plus deux mois pour l’amender quand on connait l’état de nos organisations respectives c’est très court pour une lecture attentive.

Il se lit plus facilement que le précédent avec une volonté de rassembler autour du nouveau Secrétaire Général, en évitant ainsi les débats qui fâchent.

Cependant, nous devons prendre le temps de porter attention à son contenu et impulser dans ce document d’orientation des choix revendicatifs forts et affirmés afin que les jeunes adhérents puissent militer sur des bases claires et saines sans ambigüité aucune

« CE QUE L’ON CONÇOIT FACILEMENT, S’ENONCE CLAIREMENT ET LES ARGUMENTS POUR MILITER ARRIVENT AISÉMENT »

C’est pourquoi il est primordial de réaffirmer que nous militons pour un syndicalisme de lutte de classe et de masse.

Il nous faut redevenir un syndicalisme de syndiqués plus que de militants.

Syndicalisation, réunions syndicales, assemblées d’adhérents, assemblées de salariés, débats « arguments contre arguments » n’ont qu’un seul objectif, la revendication et l’action massive des salariés pour un rapport de force favorable.

Il est impératif de réaffirmer que la CGT combat le capitalisme et ne l’aménage pas, contrairement à nos Directions, serviteurs zélés garants en bon gestionnaires de ce système.

Nous, syndiqués, faisons ici le témoignage que le capitalisme est inhumain et que ceux qui au plus haut niveau l’accompagnent sont responsables de ses conséquences.

Le capitalisme déclenche des guerres, pille et affame les peuples, il licencie, bafoue nos droits, détruit les acquis des luttes, il casse et vole le secteur public au profit des intérêts privés et boursiers, casse et détruit la sécurité sociale basée sur l’universalité, l’unicité et la démocratie acquis du programme du CNR et mis en place en 1945 par Ambroise Croizat, il casse et détruit l’ensemble de la protection sociale basé sur la solidarité.

Toujours plus sauvage, le capitalisme broie, met en concurrence, discrimine, les syndiqués et leurs représentants, les femmes et les hommes dans les entreprises, les jette au chômage, les use jusqu’à la corde, et parfois jusqu’au suicide.

« NOUS REFUSONS DE SUBIR, NOUS LUTTONS ! ET NOUS MILITONS POUR UN SYNDICALISME DE LUTTE DE CLASSE ET DE MASSE ».

Le syndicat SINECOS-CGT38 revendique :
- L’arrêt des licenciements,
- Un salaire ou revenu minimum à 2000€ brut
- Une augmentation immédiate de 400€ brut
- La réduction des inégalités
- La répartition des richesses
- Le plein emploi
- La suppression de toutes les exonérations de cotisations
- Un véritable financement pour la protection sociale

Concernant les amendements à ce document d’orientation :
- La retraite à 60 ans pour tous avec comme taux de remplacement 75% du salaire BRUT sur les 10 meilleures années avec 40 années de cotisations en prenant en compte les années d’études supérieures ainsi que l’ensemble des périodes de précarité.
- Une prise en charge à 100% par la sécurité sociale avec transfert des fonds alloués aux assurances complémentaires sur les cotisations assurance maladie
- La fin du paritarisme et la gouvernance de la sécurité sociale par les salariés la remise en cause du statut de conseiller dans les CPAM avec retour aux élections des administrateurs dans toutes les caisses.

Nous revendiquons des moyens humains et des droits syndicaux partout dans le privé afin de permettre aux camarades de se détacher nombreux, pour assurer la pérennité des structures locales, Interprofessionnelles et professionnelles.

Les attaques du patronat envers nos camarades sont nombreuses et violentes, la répression est telle que sans SOLIDARITE, sans lien entre les camarades des différentes boites et secteurs professionnels, les syndiqués se sentent isolés et affaiblis (lire Senat...) .

Enfin, depuis que la CGT ne pratique plus la politique de la chaise vide, nous sommes trop souvent sur les calendriers de nos patrons, il est particulièrement chargé partout dans les boites, les territoires, les professions, les dossiers gouvernementaux…

Alors nous posons la question ainsi :
A quel moment, nous confrontons nos débats d’idées, nous lisons CGT, nous nous approprions les informations nécessaire à la construction des revendications conduisant à l’ACTION ?

Il nous faut regagner ce TEMPS pour apprendre, s’informer, confronter nos idées et agir, temps volé par le patronat (produire plus, travailler plus, consommer plus…).

il ne doit plus y avoir dans la CGT de « tour d’ivoire » à quelque niveau que ce soit, il faut sortir de nos boites, de nos syndicats, de nos structures, aller à la rencontre des autres camarades, des salariés pour recréer des liens pour ne plus laisser…
Un syndicat, un syndiqué, ISOLE.

Nous revendiquons :

LA RÉAPPROPRIATION DU TEMPS SYNDICAL, DROIT SYNDICAL, POUR TOUS AFIN DE POUVOIR RECRÉER DU LIEN, SYNDICALISER, S’INFORMER, SE FORMER, DÉBATTRE, REVENDIQUER ET AGIR.

Le 13 Février 2013 AM