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Le travail : un coût ou une richesse ?

mardi 15 mars 2011, par Lolo

Le travail : un coût ou une richesse ?

 

 

Pour justifier les plans d’austérité mis en place dans tous les pays visant à faire payer aux salariés la crise financière dont ils ne sont en rien responsables, patronat et gouvernement

français tendent le piège du « coût du travail » pour mettre les salariés en position défensive.

La réalité pour eux, face à l’économie française en difficulté, c’est la crise et ses effets négatifs sur l’emploi, les salaires, la protection sociale, sur leur vie dans et en-dehors du travail.

56 % des Français sont inquiets pour leur pouvoir d’achat ; 6 millions de personnes vivent avec moins de 750 euros par mois ; 3,6 millions de personnes non ou très mal logées et 5 millions en extrême fragilité. 4,5 millions de chômeurs… …

Où en sommes-nous des propositions du candidat président de travailler plus pour gagner plus et de répartir les bénéfices en trois tiers ?

Pour les patrons français, qui dénoncent le travail comme un « coût » et les cotisations sociales comme une « charge » : ils touchent des salaires records en Europe.

Les salaires moyens des 50 patrons français les mieux payés étaient de 3,8 millions d’euros en 2008, soit 240 fois le Smic.

Sont-ils à plaindre pour être à 190 fois le Smic en 2009 avec 3,06 millions.

Les patrons non exécutifs, présidents des conseils d’administration des entreprises du CAC 40 gagnaient 928 000 en 2009 contre 864 000 en 2008, soit 9,5 % d’augmentation.

Quand J.C. Trichet, président de la Banque centrale européenne, déclare que la plus grosse bêtise serait d’augmenter les salaires, ce n’est pas pour les patrons !

François Baroin, ministre du Budget, contraint de camoufler la stratégie européenne de « compet’austérité », a affirmé que la politique du gouvernement visait à augmenter les salaires.

Parle-t-il de ceux des salariés quand Sarkozy refuse tout coup de pouce au Smic, pour la cinquième année consécutive, quand 20 % des salariés sont en dessous ou tout juste au Smic.

 

Et pour les actionnaires ?

En 2009, les profits dégagés par les entreprises du CAC 40 s’élevaient à 47 milliards d’euros dont 36 ont été versés en dividendes aux actionnaires, soit 76,5 %

La même année, l’impôt sur les sociétés, considéré comme une charge insupportable pour la compétitivité des entreprises, représentait 21 milliards d’euros, en baisse de 28 % sur 2008.

En 2010, avec 13 % d’augmentation, ce sont 40 milliards qui leur ont été versés ; Pour 2011, les prévisions annoncent 43 milliards, soit près de 10 % de plus ; Pour 2010 en Europe, ce sont 228 milliards de dividendes que les actionnaires ont reçus, avec une augmentation de 14 % sur 2009.

 

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 ou http://www.calameo.com/read/00052266014836dde82c2

 

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