VIRAGE HUMAIN

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Lettre économique n°44

1er mars, par Lolo

Comprendre notre monde pour transformer la société

S’il n’y a pas de « petites luttes » ou de « petites victoires » quand on est syndicaliste, il y a des enjeux à relever et des combats à mener d’un tel niveau qu’ils peuvent apparaître comme inaccessibles ou utopistes.

Notre visée de transformation sociale et de dépassement du capitalisme est de ceux-là.
Cette perception d’impossible est le fruit d’une guerre idéologique acharnée des tenants du capital qui prennent possession, sur l’ensemble de la planète, des outils de communication et des réseaux d’information afin de répandre leur propagande.

Cette dernière tente, et force est de constater, réussit dans l’esprit d’une grande majorité des populations, de faire du capitalisme le cadre indépassable de nos sociétés modernes.
Pire, le capitalisme est aujourd’hui mondialisé et dématérialisé, les nouvelles technologies, le « Big data » et l’intelligence artificielle le désincarnent et lui font perdre tout rapport avec l’économie réelle.
Si le capitalisme de 2021 n’est structurellement pas celui de la fin du XIXe siècle, ses leviers et ses visées restent les mêmes et figurent ce qu’il convient plus que jamais de qualifier d’opposition de classe.

Il nous faut rompre avec ce système et pour cela remettre les points sur les « i »… ça tombe bien, le capitalisme en a deux.
- Premier point, pour la première fois les maladies infectieuses comme la Covid-19 figurent en tête des risques les plus graves pour l’humanité d’après le rapport annuel des risques globaux publié en janvier 2021.
C’est peu surprenant au regard des ravages engendrés par la pandémie, sur le plan sanitaire, mais aussi au niveau économique et social.
La crise actuelle menace de réduire des décennies de progrès en matière de réduction de la pauvreté et des inégalités dans le monde et de nuire fortement à la coopération mondiale qui s’affaiblissait déjà avant que le virus ne frappe.
- Second point, les phénomènes climatiques extrêmes se hissent de leur côté en tête des événements les plus susceptibles de se produire, et cela pour la cinquième année consécutive.
Parmi les dix risques majeurs recensés, cinq phénomènes sont directement liés à l’environnement, signe que l’activité humaine menace toujours plus nos écosystèmes, notre climat et nos ressources naturelles.

Notre combat pour la transformation sociale doit aussi s’inscrire, afin de faire sens, dans un souci constant des enjeux sociaux et environnementaux.

Pour mener ce combat, armons-nous d’outils de compréhension de notre temps, cette "Lettre Eco" y contribue.