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AREPOS 1967 - 2020

16 septembre, par Lolo

C’est avec le départ de Patrice lors de l’AG du 16/9/2020 qu’une page ce tourne à l’AREPOS, un grand merci au Président pour avoir laissé une situation saine et apaisée, à mes camarades du CA et surtout un grand merci à Catherine pour son investissement et par déclinaison au CCAS, pour les valeurs qu’il portent.

Je rend moi-même cet unique mandat de représentant Cgt au CA, serein de laisser, enfin, une association sans dettes et dont le patrimoine sera géré pendant de longues années par des professionnelles du tourisme sociale.

Départ après départ des CSE, reste donc simplement pour la génération intermédiaire à " tenir les murs" et si possible à endiguer l’hémorragie durant une dizaine d’année encore, afin qui sait, de permettre à la génération suivante d’en faire peut être une "pépite".

Une génération pourtant, qui aura connu les méandres de cette belle création de la Sécu, ou fort de plus de 50 ans d’expérience et de ces 170 000 salariés de l’époque, l’AREPOS aurait pu être un flueront du tourisme sociale...

Bon courage à la nouvelle équipe.
Lolo désormais "Ex représentant fédéral au CA"


Un peu d’histoire :

- 1967 : Création à l’initiative des fédérations syndicales CGT, CFDT et FO, issue de la Sécurité Sociale.
Exploitation en direct des villages vacances qui se limitent alors aux deux villages propriété de l’ex CPPOSS (Caisse de retraite et Prévoyance du Personnel des Organismes de Sécurité Sociale), à savoir : « Les Clarines », aux Menuires et « Les Cognets », à Dinard.
- 1980 : Le patrimoine s’étoffe, en particuliers lors de la reprise du patrimoine de la Caisse Primaire Centrale d’Assurance Maladie de la Région Parisienne (CPCAMRP).
L’éclatement de cet organisme, avec la constitution de 7 caisses primaires se répercute sur le comité d’entreprise (l’un des plus importants de France).
Le patrimoine du C.E. est menacé de disparaître, sur proposition des fédérations syndicales, l’AREPOS opte pour la reprise du patrimoine et l’adhésion des 7 C.E. à l’association.
- 1996 : La reprise de ce patrimoine marque le début des difficultés financières, qui alliée avec une gestion peut rigoureuse conduit à un déséquilibre récurant, menacent l’existence même de l’association… en 1996 le commissaire aux comptes déclenche une procédure d’alerte !
- 1998 : Le Conseil d’Administration concède alors à recourir à un audit, ce qui conduit à la restructuration pilotée par le cabinet KPMG, avec la séparation des gestions :
1) D’un côté, l’association et son associée unique l’EURL chargée de gérer les villages.
2) De l’autre, la constitution d’une SCI permettant une gestion indépendante du patrimoine.
- 2001 : Mais les problèmes perdurent, plombés par une gestion catastrophique et les difficultés financières liées au patrimoine des CE Parisiens.

En décembre 2001, le dépôt de bilan est prononcé par le tribunal de commerce du Mans, avec poursuite de l’exploitation pendant 6 mois et recherche d’une solution fiable pendant ce délai.

- 2002 : En juillet et août 2002, le même tribunal décide la reprise de l’EURL par la CIAT (Compagnie Internationale André Trigano), contre et malgré le vote des C.E. lors de l’A.G. de juin.
Ces derniers étaient très majoritairement favorables à la solution proposée par le pôle issu du tourisme social (ANCAV - Touristra et Ligue de l’enseignement - Vacances Pour Tous).

La gestion des villages vacances sort du tourisme social.
A partir de là les prises de décisions à tout niveau échappent aux représentants des CE.

- 2007 : Suite à de nouvelles difficultés, la gestion du patrimoine est confiée aux Hôtels du Soleil.
On frôle la catastrophe, en particuliers parce que ce groupement du tourisme marchand se prépare à démantelé le patrimoine, par une gestion de pure rentabilité, des villages vacances risquent d’être délaissés sans d’autres options, alors, que la vente.

- Mars 2007 :

A l’initiative de la CCAS EDF, le patrimoine est récupéré et réintègre la sphère du tourisme social.
Le GIE VLA est créé qui assurera l’exploitation des villages.

- 2013 : La gestion du patrimoine s’améliore, les emprunts de la SCI sont remboursés.
- Depuis 2011 : La cotisation à la SCI qui était une contribution en compte courant, destinée au remboursement des emprunts de 1998, est supprimée.
Il ne subsiste que la cotisation à l’Association, soit 0.006 % de la masse salariale des organismes adhérents.
- 2020 : la politique de gestion interne à la CCAS a conduit à la dissolution du GIE VLA et à son remplacement pour les missions de commercialisation qui nous intéressent directement, par Parcours Vacances et ce en lien avec le projet de grand Pôle du tourisme social : Parcours (voir la charte en bas de l’article).

Afin de financer l’activité de commercialisation de Parcours vacances, l’Assemblée Générale de 2018 a validé une augmentation de 0.001 % de la cotisation, la portant ainsi à 0.007 % de la masse salariale des organismes adhérents (pour rappel cette « cotisation » à Parcours vacances s’élève à 1 € par adhérent, AREPOS en autofinance les deux tiers sur son budget de fonctionnement, le tiers restant relevant de l’augmentation de cotisation).


Le tract