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Lettre économique n°39

31 août, par Lolo

Lettre économique n°39 de juillet-Août 2020

Rompre avec le pouvoir du capital

La crise sanitaire, économique et sociale que le monde traverse devrait maintenant donner lieu à des mesures concrètes pour les travailleurs et travailleuses.
Des mesures qui sécurisent les parcours professionnels et de vie.
Est-il normal par exemple qu’une hospitalisation pour Covid ne soit pas prise en charge à 100 % ?
Que par conséquent, les plus précaires, ceux qui n’ont ni mutuelle ni tiers payant, soient pénalisés ?

Pour construire un autre modèle de société en rupture avec les politiques menées, la CGT fait depuis longtemps des propositions et les a renouvelées face à cette nouvelle crise.

C’est le moment d’avancer sur une protection sociale pour toutes et tous avec notre proposition de Sécurité sociale intégrale reposant sur le salaire socialisé pour son financement.
Or, on constate que c’est le capital qui est mis sous protection : ni conditionnalité au maintien et développement de l’emploi pour les aides publiques, ni remise en cause totale des dividendes ne sont à l’ordre du jour, et de nouveaux efforts sont sans cesse demandés aux salariés : précarité de l’emploi, plus de travail, moins de salaire et moins de droits.

La notion de partage serait-elle définitivement obsolète ?
Ce qui est sûr, c’est qu’elle en a pris depuis longtemps le chemin quand on sait que le capitalisme profite à une très petite minorité de la planète, puisque 1 % des plus riches possèdent plus que le reste de la population.

Rompre avec le capitalisme c’est donc forcément inverser cette tendance, qui s’est installée comme une norme pour ceux qui détiennent l’argent et souvent le pouvoir.
Pour la CGT, cela doit commencer par une augmentation urgente du Smic et des minima sociaux.
La période donne à voir l’échec du mode de développement capitaliste fondé sur l’exploitation de l’être humain et de la nature. Les inégalités sociales et sanitaires sont plus que jamais évidentes.
Nous ne sommes pas les seuls à dresser ce constat.

Les enjeux environnementaux et sociaux méritent mieux que de bonnes intentions, et nous savons que rien ne se fera sans la mobilisation du plus grand nombre : c’est l’enjeu de la rentrée, de la préparation du 17 septembre et de ses suites.