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Lettre économique n°38

9 juillet, par Lolo

Lettre économique n°38 de juin 2020

Aides publiques : Sauver le fonds de commerce plus que les salariés…

5 milliards de prêt garanti par l’État sans contrepartie, 2 milliards de dividendes versés aux actionnaires en 2018-2019, un nouveau patron mieux payé que son prédécesseur et en même temps Renault annonce son intention de supprimer 15.000 emplois (dont 4 600 en France) sans que le gouvernement dise mot sur le plan de restructuration.

Cet exemple illustre toute la problématique des aides publique qui, en guise de soutien, aux secteurs stratégique, financent de fait des plans de licenciement et de fermeture de sites.

En deux mois de crise sanitaire, le gouvernement a octroyé 85 milliards d’euro à 500 000 entreprises au titre de la relance de l’économie.

Au total des diverses mesures, près de 450 milliards d’euros ont été mis en place à travers les dispositifs (reports d’impôts et de cotisations, prêts garantis par l’État, activité partielle, fonds de solidarité…).

L’argent magique coule à flots pour les entreprises  ! 10 fois plus que l’Allemagne, pour quels résultat ?
Après une hausse de 7,1% en mars, le chômage augmente de 22,n6% en avril.

On compte désormais plus d’un million de chômeurs supplémentaire comparé à la période précédant le confinement.
La barre des 6 millions de chômeurs est franchie ! Pas d’aide publique sans conditionnalité.
C’est indispensable tant en termes d’efficacité pour l’emploi que de démocratie. 

La CGT revendique la mise en place de véritables structures d’évaluation des aides publique versées aux entreprise avec la présence active des organisation syndicales devant permettre leur réel contrôle, une meilleure transparence et une meilleure contractualisation.

Les CSE et les comités européens d’entreprise doivent avoir le droit de pouvoir contrôler et suspendre les aides publiques, en même temps que le droit de stopper les plans de suppressions d’emploi.

Pour des jours meilleurs, nous avons besoin d’une tout autre politique économique, sociale, environnementale. 

C’est le sens des propositions que la CGT porte, en grand, au débat public