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Lettre économique n°34

4 décembre 2019, par Lolo

Protéger et améliorer notre système solidaire de retraites

Depuis plusieurs années, nous faisons face à une volonté de la classe possédante de remettre à plat notre modèle social obtenu de haute lutte dans l’après-guerre.
Ce mois de décembre est marqué par une lutte sociale majeure pour refuser la disparition de notre régime de retraite par répartition solidaire.
Privilégier un système de retraite par points est un choix politique et doit être combattu comme tel.
Derrière ces aspects, l’une des problématiques sous-jacentes est la répartition de la richesse que nous produisons collectivement et quelle part de ces richesses nous consacrons pour que les travailleurs puissent arrêter leur activité professionnelle suffisamment tôt et en bonne santé.
La vision libérale, dont les fers de lance sont les employeurs, et avec eux les gouvernements successifs, considère que chaque individu devrait lui-même être en capacité d’épargner pour sa retraite et de décider quand il pourrait partir.
Certains parmi ces libéraux estiment que la retraite par répartition serait une sorte de somme minimale que chacun devrait compléter par sa propre épargne.
Cette vision tend à réorienter les 350 milliards d’euros de retraite versés chaque année vers les marchés financiers, c’est-à-dire pour les fonds de pensions, les assureurs privés.

Depuis le début des concertations sur les retraites, notre organisation n’a cessé de dire qu’il faut conserver notre système de retraite en l’améliorant.

Notre organisation fait des propositions pour financer notre système de retraite : augmenter les salaires (une augmentation de 1 % = 3,6 milliards de cotisations supplémentaires pour le privé) ; assurer l’égalité salariale femmes-hommes (5,5 milliards de cotisations supplémentaires) ; favoriser l’emploi (2,4 % d’emplois en plus = 9 milliards de cotisations sociales en plus et 7 milliards d’économies pour l’assurance chômage) ; 90 milliards de niches sociales ; la transformation du CICE en exonérations de cotisation, c’est 22 milliards par an, soit trois fois le budget du ministère de la Justice ; supprimer les allègements de cotisation dits « Fillon » autour du Smic, ce sont 2 milliards supplémentaires…

Les moyens, nous les avons. Nous devons alimenter la bataille des idées et faire largement connaître nos propositions pour gagner l’amélioration de notre système de retraite solidaire. Les alternatives sont possibles !