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Impôts et taxes, 6ème semaine de confinement

26 avril 2020, par Lolo

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La France vient de dépasser les 22.000 morts, beaucoup plus qu’une simple grippe et bien plus que la canicule de 2003 dont le bilan fut catastrophique, et où, à l’époque les pays les plus touchés par l’augmentation de la mortalité furent, l’Espagne avec + 13,7 %, la France avec + 11,8 % et l’Italie + 11,6 %...

200 000 morts dans le monde, et malgré cela le gouvernement a d’ors et déjà annoncé une date de déconfinement sans l’avoir préalablement préparé… Du coup ! Cafouillages au sein du gouvernement ? Mais de qui se moque t’on…
Depuis le début de la crise ce gouvernement « d’amateurs » selon Macron en fait une gestion à la petite semaine de cette pandémie.

Quand je dis qu’ils n’ont rien appris !
Alors, après la crise du monde d’hier, le monde de demain ?...

Le monde de demain prend déjà du plomb dans l’aile, les prix des produits de première nécessités flambent et des files d’attente interminables devant les banques alimentaires.. Les risque d’émeutes de la fain...
Et face à cela des "km" de voitures devant le drive d’un Mac Do…
Les masques indispensables sont introuvables, ils seront bientôt disponibles, mais attention pas des FFP2…
Excusez du peu, moyennant finance #HauteCouture... assortie à vos tenues ?…

En France comme ailleurs, l’urgence économique s’oppose à la protection des citoyens et fait donc légitimement craindre une deuxième vague qui dans le contexte "de grand bazar, sous contrôle" pourrait à nouveau endeuiller de nombreuses familles…

De Boris Johnson abordant le Covid-19 avec désinvolture et sa convalescence actuelle dans un pays qui a dépassé les 20 000 décès, à Macron qui annonçait hier qu’il n’y avait pas besoin de masques, en passant par Trump le « maitre du monde » annonçant lors d’une allocution, alors que le pays vient de dépasser les 51 000 morts, avoir la solution, envoyer massivement des rayons UV ou ingérer de l’eau de javel #PutainCaFaitPeur...

Mais qui peuvent bien être ces politiques qui gouvernent les 1ère, 5ème et 6ème puissances du monde… Et on ose nous parler du monde de demain ?

En tout cas, cette semaine de confinement/déconfinement médiatique aura été du #GrandN’ImporteQuoi !...

Le monde d’aujourd’hui est celui de la déclaration d’impôt qui fait redescendre sur terre nombre de contribuables qui croyaient aux annonces de G. Darmanin sur la baisse d’impôt.

C’est comme dans la chanson des inconnus « les frères qui rappent tout »

"Salut ! TVA bien ?
Qui que tu sois, quoi que tu fasses
Faut qu’tu craches, faut qu’tu payes
Pas possible que t’en réchappes…"

Déclaration d’impôt oblige, les nouvelles dispositions fiscales annoncées pour « soit disant » rendre du pouvoir d’achat, une baisse annoncée en trompe l’œil…
#T’asRaquéAlaSource, #TuRaqueEncore...

Alors l’impôt ? C’est quoi ? Pour qui ? A quoi cela sert ?
Vache à lait ! tontes des moutons ! Bref personne n’aime payer et c’est normal... Pourtant, on devrait tous en bénéficier !
#Schizophrénie...

L’impôt est cependant important et nécessaire car cela participe à la répartition des richesses et à la grandeur d’un pays
Pourtant, le consentement à l’impôt demande de la justice sociale et une utilisation rigoureuse des deniers publiques.
Or la crise sanitaire nous montre que les gouvernements libéraux n’affectent pas l’argent où nous en avons le plus besoin… Dans la protection sociale, la santé, l’éducation, les transports….
Il faut donc arrêter la politique de rigueur, mais aussi toujours ponctionner les dites "classes moyennes" en exonérant les plus riches.

Pour rappel l’impôt sur les revenus représente seulement 8% des prélèvements obligatoires, il est régulièrement mis à mal et est composé aujourd’hui de 5 tranches aux taux d’imposition de 0%, 11%, 30%, 41% et 45%.
Pourtant les libéraux veulent aller encore plus loin et imposer la proportionnalité comme pour la TVA, un taux unique entre 15 ou 20% appliqué à tous les revenus en intégralité, une nouvelle fois se seraient les plus riches qui bénéficieraient d’une baisse considérable.

En effet, la TVA est le principal impôt proportionnel, contrairement aux impôts progressifs, elle ne prend pas en compte les ressources du contribuable.
Un même taux d’impôt d’imposition s’applique que l’on soit riche ou pauvre.
Il est même un impôt dégressif car la part du revenu consacré au paiement de la TVA diminue lorsque le revenu augmente.

Pour une fiscalité plus équitable, il faudrait au contraire plus de tranches avec des taux plus faibles pour les bas barèmes, c’est ce qu’on appelle la progressivité.
Depuis des années les gouvernements successifs mettent à mal l’impôt sur les revenus, pourtant l’un des plus juste dans la redistribution des richesses, faisant ainsi reposer exclusivement sur un très petit nombre de contribuable (43%) son financement.

La France compte près de 38 millions de foyers fiscaux, et c’est seulement 16,34 millions de foyers qui ont payés en 2017 l’impôt sur le revenu (1).

Alors que dans cette période les prix à la consommation augmentent sensiblement, il est utile de rappeler que la TVA (l’impôts le plus injuste) a rapporté en 2015 à elle seule 193 milliards, soit la moitié de recettes de l’Etat, 77 milliards pour l’impôt sur les revenus.

Le patronat, les actionnaires, le CAC40 et les grandes fortunes dictent les décisions gouvernementales depuis de nombreux mandats.
Exonérations d’impôts et de cotisations sociales, afin de faire reposer la fiscalité et les dépenses de l’Etat exclusivement sur les salariés et les ménages des classes moyennes.

Ainsi supprimer cet impôt profiterait aux familles les plus riches au détriment des foyers les plus modestes…
Moins de prélèvement, c’est moins d’écoles, d’hôpitaux, de culture, de sport, de routes, moins de sécurité et surtout des services publics de moins bonne qualité qui deviendraient partiellement ou totalement payants.
Finalement moins d’impôt pourrait coûter beaucoup plus cher surtout pour les familles modestes…

L’argent existe pour faire face aux urgences sanitaires, sociales et environnementales...

Dès lors pour un impôt sur les revenus plus juste, il faut :
- Limiter les déductions fiscales à celles ayant démontré une efficacité sociale, économique ou environnementale.
- Harmoniser la fiscalité entre les pays et éradiquer les paradis fiscaux.
- Rétablir un ISF, plus ambitieux et plus progressif
- Augmenter le nombre de tranche, avec des taux très faibles pour les premières tranches et élevés pour les tranches supérieures afin que chacun contribue à hauteur de ses moyens
- Soumettre les revenus du capital (Dividendes) au barème et non à une imposition forfaitaire, comme aujourd’hui à 12,8%, très intéressante pour les plus riches détenteurs de capitaux qui pourraient être, sinon, imposés au taux marginal de 45%.

- Mais aussi moduler l’impôt sur les sociétés en fonction du comportement des entreprises : augmenter l’impôt pour celles qui contribuent à la financiarisation de l’économie et réduire l’impôt de celles qui favorisent l’emploi, les salaires, l’investissement et la préservation de l’environnement.

Face au manque crucial de moyen pour la santé, l’éducation, le transport, l’énergie.. Il est temps de rétablir l’ISF, stopper les cadeaux fiscaux et supprimer la Flat tax...

L’impôt et les cotisations sociales permettent entre autre de redistribuer les richesses et de réduire ainsi considérablement les inégalités sociales, au moyen du financement des indemnités chômage, des aides au logement ou des dépenses de santé et de retraite...

La France présente en 2016 un taux de pauvreté monétaire estimé à 13,6%. Sans le système de redistribution social et fiscal, ce taux de pauvreté serait plutôt de 24% selon les chiffres du ministère (2), elle fait ainsi mieux que la Suède, l’Allemagne et le Royaume-Uni où le taux de pauvreté avoisine 16%.


(1) selon le rapport d’activité de la Direction générale des finances publiques (Dgfip)
(2) selon une étude de la Drees (l’institut qui collecte les statistiques pour le ministère de la Solidarité et de la Santé)


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