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Lettre économique n°31

2 juillet, par Lolo

Lettre économique n°31 Juillet/Aout 2019 - Protéger plutôt que précariser

Depuis sa création, la CGT cherche à protéger les travailleurs actifs, retraités et privés d’emploi face aux ravages du capitalisme sur la société tout entière, tout en exigeant son dépassement.

Parce qu’il s’agit bien de protéger les travailleurs, quels que soient leur situation professionnelle, secteur, qualification, statut, etc. face à la maladie, l’accident de travail, la perte de l’emploi, aux évolutions et mutations technologiques, en
permettant par exemple de se former tout au long de la vie professionnelle.

C’est une source d’efficacité sociale pour le pays et c’est un
moyen pour les travailleurs de se projeter dans l’avenir, en opposition avec la précarité durable imposée par les libéraux – notamment le patronat.

Le nouveau statut du travail salarié et sa sécurité sociale professionnelle s’affirment à la fois comme une perspective transformatrice et comme un corpus de propositions
immédiates pour construire des protections sociales nouvelles et contrebalancer les offensives patronales ou gouvernementales destructrices des droits.

Le gouvernement, à l’affût des mauvais coups pour le monde travail, continue de s’attaquer au système protection sociale.
On peut par exemple citer son projet de report de l’âge de la retraite ou la
réduction du montant de pensions, la réforme de l’assurance chômage, qui pénaliserait des dizaines de milliers de privés d’emploi de l’ouvrier au cadre, ou encore le fait qu’il envisage la création d’un revenu universel d’activité (RUA)
censé fusionner l’allocation adulte handicapé, l’APL, le RSA, etc.

Si les contours restent flous sur le périmètre de ce RUA, il n’en demeure pas moins que la lutte contre la pauvreté, touchant plus de 9 millions de personnes dans le
pays dont un tiers de travailleurs, n’est toujours pas l’ordre du jour.

Face à ces projets néfastes et dangereux du gouvernement sous l’égide du Medef, la CGT continue de porter des propositions revendicatives alternatives et innovantes.
La mobilisation sociale et syndicale est, quant à elle, à l’ordre du jour de la rentrée.