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Lettre écomomique n°29

14 novembre 2018, par Lolo

Lettre économique n°29 novembre 2018 - SMIC : une hausse urgente et indispensable

e 31 octobre, la CGT a été auditionnée par le groupe d’experts chargé tous les
ans de faire des préconisations au gouvernement concernant l’augmentation du Smic
au 1er janvier. La CGT a profité de cette audition pour proposer que le salaire minimum soit immédiatement porté à 1 800 euros par mois ainsi qu’une augmentation significative des salaires du privé comme du public.

Ces demandes de la CGT s’appuient sur la nécessité de lutter contre l’extrême
pauvreté qui concerne des millions de personnes dans le pays, sur l’impératif
d’une répartition plus juste des richesses créées par le travail, sur le besoin de redonner immédiatement du pouvoir d’achat aux travailleurs face à l’envolée ces derniers mois des dépenses contraintes (carburants, denrées alimentaires,
énergie, etc.).

L’an passé, en réponse aux demandes du patronat, le groupe d’experts avait préconisé de ne pas accorder de « coup de pouce » au Smic, préconisation retenue
– au 1er janvier 2018, le Smic n’a été revalorisé que de 1,24 %, soit 18 euros brut
de plus par mois. Il avait même demandé que la formule de revalorisation du Smic
soit revue, considérant que sa progression était encore trop rapide.

Cette année, le groupe d’experts a de nouveau tenu des propos en faveur d’une
revalorisation minimale.

Décidément, ces gens ne vivent pas dans le même monde que la majorité de la
population. La situation sociale des salariés leur est complètement étrangère.

En revanche, le fait qu’en 2017, les PDG des grandes entreprises du CAC 40 aient
perçu en moyenne une rémunération de 5 millions d’euros, en hausse de 13,9 %,
ne leur pose pas problème…

Pour la CGT, il faut augmenter le Smic et l’ensemble des salaires pour revaloriser
le travail, reconnaître les qualifications, atteindre enfin l’égalité professionnelle
et sortir les travailleurs de la pauvreté.

Seule la mobilisation des travailleurs, dans les entreprises, les administrations,
au niveau des branches professionnelles, en particulier à l’occasion des négociations salariales, permettra de rompre avec les inégalités sociales.

Le pays pourra ainsi échapper à l’austérité dans laquelle il s’enfonce un peu plus
chaque jour.