VIRAGE HUMAIN

Accueil > Les Campagnes d’infos > La protection sociale antidote au plan Macron > Une campagne comme antidote au plan Macron

Une campagne comme antidote au plan Macron

vendredi 19 octobre 2018, par Lolo

Déclaration de politique générale du secrétaire général de la Fédération des organismes sociaux.

De l’ambition pour gagner…

Depuis plusieurs décennies, le contexte est dominé par la violente contre-offensive du système capitaliste.
Celle-ci trouve son origine dans l’accélération de la financiarisation de l’économie et la nécessité pour le capital de continuer de faire croître sa rémunération, au détriment du travail.

Cela engendre une mise en concurrence des salariés, explosion du chômage et de la précarité, restructurations, délocalisations, fusion absorption, casse du droit du travail, des services publics, de l’industrie, de la protection sociale et aggravations des conditions de travail…

Pour autant, le temps n’est pas à la sinistrose, après la journée de mobilisation du 9 octobre qui aura vu 300000 personnes battre le pavé alors que tous les porte-voix de la caste médiatico-politique prédisaient, avec un enthousiasme à peine rentré, l’échec de cette action, nous sommes tous mis face à nos responsabilités.

Un pouvoir politique à l’agonie, des ministres qui quittent le navire pendant qu’il en est encore temps, un président sans ancrage dans l’opinion et totalement coupé des réalités des salariés, des jeunes, des retraités et des privés d’emplois.

Une situation sociale qui dépend du bon vouloir de la finance qui ne sera repue qu’une fois qu’elle aura extorqué le dernier euro de notre modèle social.

Ce gouvernement veut nous imposer en réalité une vision du monde vieille de 150 ans, dans laquelle on donne aux riches et aux entreprises en espérant qu’ils réinjectent l’argent dans l’économie.

C’est exactement ce qui est inscrit dans le PLFSS 2019, une recherche frénétique
d’économies à réaliser sur le dos des salariés, des allocataires, des assurés, des
retraités.

Comme pour acter encore un peu plus la fin de la Sécurité sociale, les exonérations de cotisations continuent pendant que le CICE va purement et simplement être pérennisé via un savant mélange d’exonérations et de rétrocessions qui représentent un gain net de 20,4 milliards d’euros pour les entreprises !

L’assurance chômage, pôle emploi, les missions locales non plus ne seront pas
épargnées, notamment dans le Projet de Loi de Finance 2019, pendant que le secteur de l’aide à domicile est encore plus précarisé, au bord de la rupture et sans financement pérenne.

Les mutuelles comme les groupes de protections sociales sont livrées à l’appétit du
secteur privé, assurances et banques en tête, fragilisant les salariés de l’économie
sociale et solidaire.

Alors oui ! Il nous faut continuer et poursuivre le mouvement. Il existe un puissant levier de transformation réelle : c’est celui des luttes.
Il nous faut continuer à mobiliser, à organiser des assemblées générales, à aller vers les salariés.

Notre syndicalisme doit alimenter le débat au sein du monde du travail sur l’urgence et la possibilité d’opérer d’autres choix en matière économique, sociale et environnementale.

Nous devons rassembler les salariés, retraités et privés d’emplois pour construire les luttes et développer le rapport de force indispensable pour en finir avec l’austérité et ce modèle économique.

Cette construction doit s’opérer en premier lieu dans nos institutions, au cœur de la confrontation de classe et de l’affrontement des intérêts contradictoires du patronat et des travailleurs.

Notre Fédération est déterminée à œuvrer dans ce sens. Ainsi, pour vous y aider, nous avons conçu un grand nombre d’outils qui sont tous à votre disposition et qui doivent vous permettre d’aller au débat dans le cadre de notre campagne « Emplois, Salaires, Protection sociale, l’Antidote au plan MACRON ».

De plus, les membres de la Commission Exécutive fédérale et les Responsables de
Région sont prêts à vous accompagner pour la tenue d’assemblées générales ou toutes autres initiatives en direction des salariés de vos institutions.

Toutes les actions quelles qu’elles soient, concourent à l’élévation du rapport de force.

Déjà, dans Pôle Emploi, la Sécurité Sociale, les missions locales…, des journées de
grèves et de manifestations sont à l’ordre du jour et souvent dans un cadre unitaire.
Il nous faut continuer à combiner les actions professionnelles afin qu’elles viennent nourrir celles plus larges afin d’aller vers la généralisation de la grève.

C’est tous ensemble, unis dans la lutte et les mobilisations que nous pourrons gagner.

A cet égard, sur la question des retraites, il nous semble que nous avons là un thème
rassembleur et fédérateur, qui nous concerne tous et qui peut être l’occasion de
construire le rapport de force interprofessionnel en vue des combats à mener.

Nous devons faire de la retraire, le symbole mobilisateur de la reconquête de notre
protection sociale et de notre revendication d’une Sécurité sociale à 100 %.

Avoir de l’ambition syndicale, politique, démocratique est pour nous indissociable de l’idée et de la nécessité de justice sociale.

« La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat ».
Henri KRASUCKI


Le tract