VIRAGE HUMAIN

Accueil > Un Choix de Société > Le 22 mars des milliers de salariés dans les rues de France 

Version imprimable de cet article IMPRIMER

Le 22 mars des milliers de salariés dans les rues de France

Hier jeudi 22 mars 2018, cheminots, fonctionnaires, salariés du privé, retraités, étudiants et lycéens ont convergé dans la lutte contre la politique d’Emmanuel Macron.

En réponse aux mots d’ordre de grève de plusieurs Fédération dont la Fédération Cgt des personnels des organismes sociaux, mais aussi la Fonction Publique, Cheminots, Énergie, Transport, etc... plus de 180 rassemblements et manifestations partout en France, regroupant plus de 500 000 manifestants dans les rues.

Tous et toutes ont marqué, aussi par la grève, leur attachement aux services publics.

Contrairement aux choix gouvernementaux de régression sociale, les milliers de manifestants ont exigé le développement des services publics et les moyens nécessaires à l’exercice de leurs missions, le renforcement de leurs statuts et conventions collectives, une protection sociale de qualité.

Le gouvernement poursuit sa politique de régression sociale.
Il continue de supprimer des milliers de postes dans la fonction publique, dans la SECU, à privatiser les entreprises publiques, à mépriser les salariés et les retraités par l’abaissement généralisé de leurs salaires et de leurs pensions.

En même temps le Président des riches, multiplie les milliards d’euros de cadeaux aux actionnaires et montre ainsi son véritable visage en étant au seul service du capital, de la finance et des plus riches.

Derrière les attaques contre les cheminots, contre le code du travail, contre les fonctionnaires, le pouvoir a dans son viseur la protection sociale.

Ne nous y trompons pas, ce qui nous unit tous, par-delà les particularités, les statuts, les territoires, c’est notre système de solidarité.

La cadence effrénée des « réformes » imposées vise à pétrifier tout le corps social, à le rendre incapable de réagir sur tous les fronts en même temps.
Chiche ! Et si au contraire c’était l’occasion, comme en cette journée du 22 mars, de souffler le vent d’une saine révolte.
Car rarement autant de secteurs de la société sont arrivés ensemble à un tel point d’épuisement, de colère et d’exaspération.
Nous sommes tous assaillis frontalement par un gouvernement qui a choisi l’offensive, attaquant tout azimut, sans coup férir, avec la morve assumée de l’ultralibéralisme.

Les luttes se mènent absolument partout : Ehpad, hôpitaux, postiers, inspecteurs du travail, retraités, paysans, profs, étudiants, fonctionnaires, agents de la sécu, pôle emploi, avocats, etc.

Pendant ce temps les plus riches sont choyés et invités à se goinfrer dans des proportions sans précédent sur notre dos !

En dix ans, le ministère de la Santé a réalisé 7 milliards d’économies dans le budget de l’hôpital public, cela représente 100 000 lits en moins. Résultat : les hôpitaux français sont au bord de la rupture.
Sans compter les déremboursements, un accès aux soins de plus en plus mis à mal et au final c’est tout un système qui déraille.

En dix ans, la sécurité sociale a supprimé 22000 emplois. Résultat : des retards permanents dans le versement des aides et prestations dont la population a besoin.
Des fermetures de centres, d’accueils, un éloignement toujours plus grand avec les assurés, retraités et allocataires.

Une mission de service public fragilisée pour mieux la déprécier et au final faciliter la casse programmée de notre système de sécurité sociale.

Un contrôle accru des salariés privés d’emplois, sommés de se justifier alors que le chômage de masse doit bien plus à l’avidité de la finance et du capital qu’au supposé « manque d’entrain des chômeurs », le raccourci est absolument abject.

La pauvreté augmente, les inégalités se creusent, la précarité gagne, le nombre d’enfants vivant sous le seuil de pauvreté est estimé à plus de 3 millions !
Et rien n’est fait pour y remédier.

Une mobilisation puissante qui en appelle d’autres !

Le 19 avril 2018 une journée nationale de mobilisation interprofessionnelle, pour porter les revendications sur le pouvoir d’achat (salaires, pensions, minima sociaux), l’emploi et la protection sociale, les services publics et les droits collectifs...


65.000 à Paris 15.000 à Lyon et Marseille, 10.000 à Grenoble et 1.000 à Bourgoin Jallieu...
23% de grévistes à L’URA-CGT et 1.000 manifestants dans les rues de Vienne dans l’Isère.


Une belle équipe Viennoise...

Portfolio