VIRAGE HUMAIN

Accueil > + De Social > La protection sociale > La SECU, une conquête d’envergure...

La SECU, une conquête d’envergure...

lundi 12 février 2018, par Lolo

La Sécurité sociale fait partie de notre vie.
Elle est tellement indispensable qu’elle parait avoir toujours existé.
Sa création pourtant ne date que de 1945 et fut une conquête majeures du mouvement ouvrier Français.

Depuis 1946, le patronat est ses représentants politique n’ont de cesse de remettre en cause cette "conquête sociale", cette innovation progressiste et militante sans précédent qui reste le pilier du système Français.

Encore aujourd’hui, la Sécurité sociale représente un enjeu permanent de lutte des classes, sur le plan social et politique.

Cette institution de solidarité est un formidable amortisseur social qui protège l’ensemble de la population, actifs, retraité(e)s, sans emplois, malades et bien portants, et tout particulièrement en période de crise économique et sociale en évitant que des familles ne plongent dans la misère et la pauvreté.

Le système est basé sur la solidarité où chacun contribue selon ses moyens et reçoit selon ses besoins.
Son financement repose sur les cotisations sociales assises sur la richesse créée par le travail.

Qu’est-ce que la cotisation sociale ?

Les cotisations sociales constituent un élément du salaire que l’on nomme salaire socialisé.

Ces cotisations sont immédiatement transformées en prestations par la Sécurité sociale (remboursement maladie, allocation familiale, chômage, perte d’autonomie pensions de retraites... etc.)

Ces cotisation y compris la part dite "patronale" correspondent à la part du salaire pour la vie, pour se prémunir et faire face aux aléas, alors que le salaire et la pension net versé à la fin de chaque mois finance les besoins des ménages.

Ces deux éléments constitue le salaire ou la pension de chaque salariés ou retraité en fonction de la richesse produite (le travail) et des droits qui en résultent (retraite).

La cotisation sociale est comme le salaire direct, prélevé sur la valeur ajoutée, c’est a dire les richesse produites par les salariés.
Augmenter les rémunérations et les cotisations sociales, c’est de fait augmenter les salaires et faire ainsi reculer les profits.

On a donc une opposition diamétrale entre salaire et profit,
quand l’un augmente, l’autre recule.

Le salaire se décompose donc :
- rémunération net (fin de mois)
augmenté des cotisations sociales (salaire socialisé)
- cotisations dites "patronales"
- cotisations salariales.
L’ensemble de ce salaire appartient donc aux salariés il est le fruit de leur travail et il est lié à la production de richesse créée, diminuer l’un de ces leviers c’est diminuer leur pouvoir d’achat.

Les cotisation sociales, éléments de solidarité

Comme on l’a vu plus haut c’est un élément du salaire qui est socialisé.

Les cotisations sociales participent au financement de la Sécurité sociale pour permettre à tous d’avoir des droits pour bien vivre, bien travailler, bien vieillir.

C’est cette solidarité qu’il faut défendre et reconquérir.

Des attaques successives contre le salaire socialisé :

Les gouvernements successifs, sous la pression du patronat et de la finance, n’ont eu de cesse d’attaquer ce salaires socialisés, le considérant comme "un coût du travail" ou une "charge" insupportable à leurs yeux car il impacte leur marge de profits.

Ils ont mis en place la CSG en 1991, leur permettant de fiscaliser (passer de la cotisation à l’impôt) les sources de financements de la Sécurité sociale.

Ainsi ils ont transféré les obligations sociales des employeurs,
à la charge des citoyens.

Depuis la mise en place de la CSG, la part des cotisations finançant la Sécurité sociale est passée de 86,6% en 1991 à 63,9% en 2018, alors que la part de l’impôt incluant la CSG est passée de 4,9% à 30,3% (source LFSS 2018).

Les hausses successives de la CSG depuis 1991 se sont accompagnées par des baisses de cotisations sociales, en particulier, des "cotisation dites patronales".

Cotisation sociale ou impôt ? Ce n’est pas la même chose

A l’origine la Sécurité sociale était placée sous la responsabilité des représentants élus des salariés.

Le gouvernement Macron amplifie une nouvelle fois la fiscalisation da la Sécurité sociale avec une transformation en profondeur du modèle social de 1945 bâti par Ambroise Croizat, et une augmentation de 1,7 point de CSG au 1er janvier 2018 ("compensée" par une baisse des cotisations maladie et allocation chômage pour les salariés actifs).

La fiscalisation de notre protection sociale nous fait nous rapprocher du modèle anglo-saxon : couverture "dite" solidaire minimale, financée par l’impôt pour les pauvres et prestations payantes, financées par capitalisation pour les "riches".

Considérant que la cotisation fait partie intégrante du salaire,
Nous nous prononçons pour son augmentation continue en prenant sur les profits pour financer les besoins de la protection sociale de toute la population.

Nous nous prononçons pour le 100% SECU