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Le 16 novembre 2017 pour dénoncer les ordonnances anti-sociales du président des riches

dimanche 12 novembre 2017, par Lolo

Le plan social du siècle est en Marche !

Le 16 novembre 2017, tous les salariés des organismes de Sécurité sociale doivent faire entendre leur voix afin d’amplifier la mobilisation contre les ordonnances et la casse de notre Convention Collective Nationale.

Les conséquences des différentes politiques d’austérité en matière de financement de la sécurité sociale ont générées :

- 24 000 suppressions d’emplois en 10 ans,
- Des suppressions d’organismes de plein entités,
- Des fermetures de points d’accueil,
- Des licenciements, démissions et ruptures conventionnelles importantes,
- Un management basé sur la répression et le contrôle permanent avec gestion du chiffre, dont les managers sont tout autant victimes,
- La dégradation continue des conditions de travail,
- La souffrance des salariés qui se traduit par l’augmentation des arrêts maladies et des « burn out ».

Le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) pour 2018 prévoit encore 4,2 Mds « d’économie », qui se feront, sur le dos des salariés (emplois, salaires…), de plus dans les organismes de la Sécurité sociale c’est une diminution supplémentaire annoncée de leurs frais de fonctionnement de 15 % à 20 % sur les 4 prochaines années.

Alors le 16 novembre 2017 avec la CGT soyons de milliers en grèves et en manifestations contre les ordonnances Macron, afin que le Code du Travail ne devienne pas le Code Patronal...

La nouvelle réforme du droit du travail XXL à travers toute une série de décrets en préparation est une transformation profonde des relations entre·les salarié(e)s et l’employeur.

Ces mesures visent à généraliser la précarité, à faciliter les licenciements, à détourner les règles de négociation, de représentation et de défense collectives des salarié(e)s.

Les décrets ne sont pas encore publiés que le gouvernement lance une autre série de réformes sur la formation professionnelle, l’apprentissage et l’assurance chômage, avant de s’attaquer aux retraites…

Cette attaque contre le Code du travail et le statut des salarié(e)s repose sur 3 piliers :

1 _ simplification des modalités de licenciement individuel et collectif

Le contenu des ordonnances se traduit par une simplification administrative de la procédure de licenciement individuel ou collectif.
L’employeur n’aurait plus obligation de préciser le motif dans le courrier de licenciement (aujourd’hui le non-respect de cette règle entraîne l’annulation du licenciement).
Ce dernier serait remplacé par un document type Cerfa.
L’employeur pourrait modifier le motif ultérieurement, jusque devant le juge en cas de recours. La création d’une rupture conventionnelle collective met fin à l’existence du plan de sauvegarde de l’emploi, qui devait être présenté aux IRP et qui demandait la création de mesures d’accompagnement ou de reclassement.
Tout cela disparaît ;

2 _ fusion des instances représentatives du personnel et réduction du champ d’intervention

Il est prévu la fusion des instances DP, CE et CHSCT en un comité social et économique.
Cette mesure va conduire à un éloignement des élu·e·s de proximité en raison du manque de moyens pour réaliser l’ensemble de leurs mandats.
Il s’agit de réduire le périmètre de contrôle et d’intervention des salarié·e·s dans la gestion quotidienne de leurs entreprises.
La disparation d’un CHSCT de plein droit est une aubaine pour les entreprises, qui ne seront plus contraintes à devoir prendre des mesures pour assurer la santé et la sécurité de leurs salarié·e·s ;

3_ renvoi de la négociation qui jusqu’à présent relevait de la branche au niveau de l’entreprise

Le Medef se voit offrir l’opportunité de créer un «  Code du travail  » par entreprise, voire par salarié·e.
En effet, les nouvelles modalités de négociation qui pourraient être appliquées mettent fin à l’existence d’un socle commun de garanties collectives entre salarié·e·s, tant au niveau national qu’au niveau du secteur professionnel.
En effet, alors que la loi encadre jusqu’à présent la durée d’une période d’essai ou la durée d’un CDD, les ordonnances renvoient ces dispositions à la négociation de branche.

Une politique menée au service du patronat et de la finance

Le gouvernement n’agit que pour transformer notre société en profondeur et l’adapter coûte que coûte aux exigences du capitalisme mondialisé et financiarisé.

C’est bien dans cette logique que Macron a mis en route le rouleau compresseur de la destruction sociale en s’attaquant à notre Code du travail, aux statuts et aux missions de la fonction publique, tout en voulant détruire simultanément l’ensemble des protections des salarié·e·s, que ce soit la Sécurité sociale, les retraites, le droit à la formation ou l’indemnisation du chômage.

Salarié(e)s du privé et du public, tout(e)s concerné(e)s

Au-delà des répercussions que vont avoir les réformes du droit du travail sur la fonction publique, le gouvernement entend poursuivre les ponctions sur les budgets publics actuellement en débat à l’Assemblée.

Les député·e·s ont voté la baisse de l’ISF pour un montant de près de 4 milliards d’euros en faveur des plus riches… et se sont dans le même temps prononcés pour l’augmentation de la CSG, qui va gravement impacter les revenus des retraités et des fonctionnaires.


En Savoir Plus...

Mobilisation en Rhône-Alpes

(01) Bourg en bresse 14:30 champs de foire

(07) Privas 11:30 préfecture
Annonay 14h gare routière
Aubena 14h bureau de la gare SNCF
Le teil 10:30 place jean macé

(38) Grenoble 10h place de la gare
Roussillon 10h place de la république

(42) Roanne 10:30 Université avenue de paris

(69) Lyon 11:30 place de la part dieu
Villefranche 17h place des arts

(73) Chambéry 14h place du palais de justice

(74) Annecy 14h préfecture