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CCN du 16 mai - La protection sociale

mardi 16 mai 2017, par Lolo

CCN du 16 mai 2017
Déclaration la protection sociale


Le résultat du 1er tour de l’élection présidentielle a montré que les français ont plus que jamais besoin « d’un plan complet de sécurité sociale visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence dans les cas où ils sont incapables de se les procurer par le travail avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’Etat, de la naissance à la mort ».

L’état d’esprit du CNR concepteur de la Sécurité sociale porté par Ambroise Croizat est plus que jamais d’actualité.

L’objectif était bien d’atteindre « le 100% SECU sans reste à charge » et ce grâce au salaire socialisé avec les cotisations sociales comme clé de voûte du financement de ce système.

Derrière le 100 % sécu comme un slogan fort et rassembleur c’est bien de l’ensemble de la protection sociale dont on parle aujourd’hui :
-  Il est fondamental pour permettre l’accès aux soins pour toutes et tous, sans reste à charge de couvrir à 100% l’ensemble des dépenses de santé par le régime obligatoire de l’assurance maladie.
-  Développer la médecine préventive, dans un grand service public de santé, afin de répondre de manière pertinente aux besoins de santé et pallier ainsi aux zones de déserts médicaux.
-  Nous avons besoin d’une politique familiale de haut niveau qui accueille les enfants, soutienne les parents.
-  Il nous faut revenir à la notion de prestations universelles, non imposables sans conditions de ressources dès le 1er enfant.
-  L’indexation des prestations familiales doit se faire sur la base du salaire moyen pour répondre aux besoins des allocataires.
-  La perte d’autonomie doit être considérée comme un droit, intégré à l’assurance maladie et prise en charge à 100%.
-  L’âge de 60 ans doit demeurer l’âge légal de départ à la retraite et le salaire à retenir pour le montant des pensions indexé sur l’évolution des salaires et non plus sur celle des prix. Elle doit se faire à minima sur la base de 10 meilleures années dans le privé, et 75% du salaire brut, intégrant les primes ayant un caractère de complément de salaire dans le public.
-  Il est impératif d’indemniser tous les privés d’emplois sans exception y compris les primo demandeurs avec un revenu de remplacement fixé à 80% du dernier salaire brut et ce, jusqu’au retour à l’emploi.

J’insiste ici :

l’ANI instaure un changement majeur de notre système de protection sociale Assurance Maladie.

A terme, elle institutionnalise un système à 3 étages :
- Régime obligatoire
- Régime complémentaire
- Régime de sur complémentaire

De plus le CPA par son individualisation des droits cherche à précariser l’ensemble du salariat et permet d’ouvrir la voie de la destruction de la retraite par répartition, et laisse le champ libre à la retraite par capitalisation.

Dans la mutualité, c’est par centaines que nos camarades sont licenciés, victimes des fusions.
Dans les groupes de protections sociales des milliers d’emplois ne sont pas remplacés.
A la SECU les différentes COG ont fait disparaître plus de 13% du personnel et 189 organismes depuis 2003.
Fusions, restructurations, régionalisations, partout les conditions de travail se dégradent et dans les CAF et à Pôle-emploi on ferme les accueils pour toute réponse.

Plus que jamais il nous faut réaffirmer notre besoin d’un service public utile à tous les citoyens.

Notre nouveau président et son 1er ministre LR vont, dans la suite logique de leurs prédécesseurs, conduire une politique libérale et antisociale, à la botte de Bruxelles de manière décomplexée.

Libérer le travail et favoriser le patronat est, à la sauce Macron, une précarisation toujours plus importante pour les salariés.

Dans le même temps, plus de 7 millions de nos concitoyens ont voté pour un programme intégrant notamment un plan intégral de sécurité social.

Ni assurance, ni charité, ni assistanat.

Oui à une sécu qui prend en charge l’ensemble des besoins humains.

Articulons tous ensembles, pro et interpro, cette reconquête proposée aujourd’hui de la sécurité sociale comme socle de la protection sociale avec la conquête du nouveau statut du travail salarié et la sécurité sociale professionnelle incluant un grand service public de l’emploi.

Il nous faut continuer à marteler que ce n’est pas de trop de dépenses dont souffre notre protection sociale mais d’un manque de recette :
-  Dans toutes les entreprises exigeons la suppression de toutes les exonérations de cotisations qui sont un véritable holdup de notre fiche de paye.
-  Abrogeons le CICE et le pacte de responsabilité et réorientons les fonds vers la protection sociale.
-  Imposons l’augmentation des taux de cotisation modulé en fonction de la valeur ajoutée créée dans l’entreprise et l’importance de sa masse salariale.
-  Transformons la CGS en une cotisation sociale.

Nous n’avons plus le choix, porter et gagner cette bataille de reconquête proposée de la sécurité sociale comme socle de la protection sociale est un facteur déterminant du bien vivre ensemble, la réponse à la montée des extrêmes droites, et la réponse à la paupérisation des salaires et des pensions ainsi qu’à la précarisation massive.

Un slogan et un mot d’ordre clair « le 100% SECU sans reste à charge ».

Lolo


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